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Nom officiel:
République d`Haïti

Superficie:

27.750 km² / 10,641
miles²

Capitale:

Port-au-Prince

Population:
7 millions (estimation)

Groupes ethniques:
Noirs (majoritaires) Mulâtres

Langues officielles:
Français
Créole Haïtien


Monnaie:

Gourde

Budget:

17 milliards de gourdes
Président provisoire:
Boniface Alexandre
(Const. 149)


Premier Ministre:
Gérard Latortue
(Nommé par le «Conseil des Sages», le 9 mars 2004)

Club Haïtien de Suisse

Case Postale 314 -
1800 VEVEY

Tél: 021- 944 16 57
Fax: 021- 944 16 56
Natel: 079 - 563 35 49
     
Conseils généraux de sécurité

 

 

Les voyages sont déconseillés dans ce pays, sauf pour raisons professionnelles impératives.
Après trois années de fortes tensions et des mois de violences, la crise politique ouverte par les élections contestées du mois de mai 2000 a conduit à la démission et au départ du président Aristide, le 29 février 2004. Le pays est alors entré dans une période de transition politique qui devrait s'achever l'année prochaine, après les élections présidentielles prévues pour le mois de novembre 2005.


Dès le premier mars 2004, sur décision unanime du conseil de sécurité des Nation Unies, une force multinationale intérimaire (FMIH), composée de militaires Canadiens, Chiliens, Américains et Français, s'est déployée pour aider au rétablissement de l'ordre et de la sécurité, profondément ébranlés par les années de crise. En juin 2004, la mission "Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti" (MINUSTAH) s'est substituée à la FMIH. Pour pouvoir remplir son mandat d'assistance aux autorités Haïtiennes de transition, la MINUSTAH devrait disposer, à terme, de 6700 militaires et de 1622 policiers et gendarmes.


Toutefois, à peine engagée, la restauration de l'Etat et de l'administration sur l'ensemble du territoire Haïtien devrait prendre longtemps. Favorisée par la désorganisation générale du pays et la libération de centaines de criminels pendant les troubles des mois de janvier et février derniers, la délinquance civile a connu une certaine hausse (enlèvements, attaques à main armée, agressions domiciliaires), même si la Police Nationale d'Haïti (PNH), en cours de restructuration, commence à se montrer plus active et plus efficace. Alors que les forces armées d'Haïti ont été dissoutes en 1995, sur plusieurs points du territoire, en l'absence de quasiment toute structure administrative, ce sont des groupes d'anciens militaires impliqués dans les événements de janvier et février derniers qui exercent leur autorité. Echappant au contrôle de l'Etat, ces groupes ont toutefois jusqu'à présent davantage cherché à maintenir l'ordre qu'à commettre des exactions au détriment des populations.


Par ailleurs, alors qu'elles avaient cessé depuis le départ du président Aristide, les violences d'origine politique ont repris depuis le 30 septembre. Depuis cette date, des partisans de l'ancien chef de l'Etat sèment la terreur dans certaines zones populaires et commerciales de l'agglomération métropolitaine de Port au Prince. Dans le quartier de Bel Air, devenu quasiment inacessible, plusieurs policiers ont été décapités et mutilés. Sur certains grand axes du bas de la ville, des tirs d'armes automatiques se font quotidiennement entendre, entretenant des risques réels et un climat de crainte et d'angoisse au sein de la population. A ce stade, on ignore dans quels délais ce regain d'agitation pourra être contenu.


Les conditions générales de sécurité dans le pays demeurent donc particulièrement préoccupantes. Elles ne pourront s'améliorer que lentement, avec la restauration progressive de l'état de droit et la mise en oeuvre d'une véritable politique de désarmement que les autorités et la MINUSTAH, qui ne dispose encore que d'une faible partie de ses effectifs, ne sont pas encore capables d'entreprendre.

En tout état de cause, la plus grande prudence est recommandée pour les personnes qui auraient à se rendre en Haïti. Il leur est conseillé de respecter les précautions suivantes :
éviter de se promener seul dans les quartiers populaires et les bidonvilles, et plus particulièrement aux abords du port et de l'aéroport de Port-au-Prince et renoncer aux promenades à pied, la nuit, en raison de l'absence d'éclairage urbain ;
éviter de circuler en automobile la nuit sur les routes de province et dans la périphérie de la capitale ;
ne pas porter de bijoux ou d'objets de valeur, ne pas laisser en évidence les caméras et les appareils photos et éviter, de manière générale, de susciter des convoitises ;
s'abstenir de tout comportement provoquant, arrogant ou ostentatoire ;
ne pas photographier ou filmer les gens sans leur accord préalable. Plus généralement, éviter de prendre en photo des lieux miséreux ;
refuser toute proposition de vente d'articles divers (notamment cigarettes et alcools) dans la rue ;
éviter les rassemblements de curieux et badauds pouvant se transformer très rapidement en une foule incontrôlable ;
décliner les invitations aux cérémonies vaudoues non répertoriées ;
s'en tenir, dans les rapports avec les policiers, à un comportement courtois, posé, et strictement respectueux de la législation locale. En cas de difficultés, ne pas hésiter à prendre contact avec l'ambassade ;
En cas d'attaque à main armée, ne pas opposer de résistance.


 
 

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